Le bénévolat: pourquoi?

  • michelob
    michelob
    Modérateur

    le 19/05/2015 à 09:36 Citer ce message

    La conférence de Lorraine Pagé à notre AGS, à travers le résumé que nous en a offert Lisette Parent, et l’intervention de cette dernière à l'assemblée générale m'ont donné à réfléchir et me semblent susceptibles de susciter un échange sur le bénévolat dans notre association.

    De l’intervention de Lisette à l'AGS, j'ai d’abord retenu son enthousiasme pour la cause humanitaire de Héma-Québec et ses efforts pour le communiquer aux jeunes. Ensuite, elle a mentionné ses 10 ans de service pour exprimer son désir de trouver une relève. Je pense à mon ami Roger Plouffe qui a été pendant le même temps au service du site internet. Lui aussi, dévoué à ses collègues, a connu la difficulté de trouver une relève. Je pense aussi aux membres du Conseil sectoriel qui acceptent, souvent pendant 6 ans et plus, de coordonner et soutenir les engagements variés de leurs collègues retraités.
    La conférence de Madame Pagé me semble indiquer les deux motifs pour vouloir être bénévole aujourd’hui : la transmission d’un héritage et le sens de l’indignation. Qu’est-ce qui dans ma vie vaut d’être légué? Quand je mourrai, que laisserai-je en souvenir? C’est une question qui surgit régulièrement dans mes moments de lucidité face à la brièveté et la fragilité de mon existence. Ce qui me rejoint dans cette conférence, c’est le sens de l’indignation, c’est-à-dire le refus d’assister passivement à l’inacceptable : par l’accompagnement de la personne malade ou âgée, par le soutien de la personne marginale ou improductive, par l’opposition au pillage des ressources essentielles à la vie. Au-delà du plaisir d’œuvrer ensemble, n’est-ce pas la raison d’être des actions qu’entreprennent retraitées et retraités de l’AREQ ?
    Michel Bourgault
    Saint-Paul
  • Lisette Parent
    Lisette Parent

    le 19/05/2015 à 11:25 Citer ce message

    Bonjour à vous,
    Lors de l'assemblée quelqu'un est venu me proposer son aide pour la prochaine collecte; ainsi, j'ai peut-être trouvé une relève. Nous pourrons alors préparer quelques collectes ensemble puis je pourrai lui laisser la responsabilité de l'organisation.
    D'autre part, je voudrais attirer votre attention sur un autre point de la conférence de madame Pagé: "Même à la retraite, nous restons des citoyennes et des citoyens." À l'approche des prochaines élections fédérales, il me semble que nous devrions travailler à prendre position ensemble et à s'impliquer s'il le faut pour lutter de toutes nos forces afin que le gouvernement Harper ne soit pas réélu. Je ne sais pas comment, mais il me semble qu'il faudrait faire quelque chose.
  • princessemo
    princessemo

    le 19/05/2015 à 15:29 Citer ce message

    Pour le volet politique, l'AREQ a toujours été non-politique, ce qui n'empêche pas les membres d'être politisés. Six ans à la présidence, j'ai assisté à un Conseil national où l'Exécutif voulait que nous prenions position en faveur
    d'un sujet politique initié et approuvé par la CSQ. Pour une rare fois, les présidentes et présidents de tous les secteurs ont dit non. Pas de prise de position politique. La raison en est bien simple: c'est pour respecter nos membres qui sont de tous les partis politiques, de toutes allégeances et d'opinions différentes. Le Conseil national ne voulait pas en favoriser certains et en frustrer d'autres. Je crois que c'était une sage décision. Pourrait-il y avoir des changements dans le futur? Rien n'est impossible. Nous verrons bien, mais ça me surprendrait.
  • L'Éveilleur conscient !
    L'Éveilleur conscient !

    le 27/05/2015 à 14:40 Citer ce message

    Apartisan, je comprends ! mais apolitique «pantoute» !

    Voir pour tout le débat des mots (& des maux de tête @ tout le moins !) :

    https://propag.wordpress.com/2013/08/30/apolitique-apartisan-independance-ni-de-droite-ni-de-gauche/

    «La confusion entre apolitiques et apartisane est très largement répandue. L’apolitisme demande de ne se positionner sur aucun sujet de société ou de la vie publique.»

    Et pour expliciter voir la pétition que TOUS québécois devraient @ tout le moins avoir lu même si elle origine d’un parti politique pour lequel jamais comme citoyen je me permettrais de voter car il nie mon pays le Québec, il n’en demeure pas moins que cette pétition est accrocheuse et mérite que l’on s’y arrête….

    https://action.npd.ca/page/s/lacs-et-rivieres

    Donc, on peut, nous l’AREQ prendre position contre certaines politiques méprisantes ou rétrogrades sans pour autant être adeptes déclarés d’un parti quelconque. Cela est d’autant plus facile quand il s’agit d’intérêts dits «fédéraux» car cela –distance oblige nous interpelle moins que notre PROVINCE (défintion : «territoire conquis») !
    «Conscient[/i] & éveillé[i] ! »
  • princessemo
    princessemo

    le 31/05/2015 à 20:26 Citer ce message

    Merci Yvan de nous donner le vrai sens des mots apolitique et apartisan. De ce point de vue, je continue à penser que notre association, l'AREQ, doit être apartisane. Nous devons respecter les opinions de tous, sans égard au parti politique qu'ils privilégient. La mission de l'Association n'est sûrement pas de prendre parti pour un parti politique en particulier.
  • Monique Forest
    Monique Forest

    le 02/06/2015 à 10:35 Citer ce message

    Plusieurs raisons motivent mon bénévolat: partager mon temps et mes talents au service des autres, créer de nouveaux liens d'amitié, développer grâce à ce bénévolat de nouveaux apprentissages, des qualités insoupçonnées, donner du sens à mes temps libres, communiquer ce que je suis par la parole, l'écrit, des gestes, dénoncer les situations difficiles vécues par les personnes aînées (Table des aînés), donner le meilleur de moi-même, relever de nouveaux défis.
  • Michel Bourgault
    Michel Bourgault

    le 09/06/2015 à 10:04 Citer ce message

    Pour résumer en une phrase ce qui me pousse à faire du bénévolat (littéralement «bienveillant, dévoué»), c'est que je conçois l'humain comme essentiellement être-responsable-d'autrui. Responsable, c'est-à-dire fait-pour et capable-de répondre à la parole de l'autre et répondre de ses actions vis-à-vis d'autrui. Déjà dans les écrits fondateurs de notre civilisation, l'humain apparaît en paire, homme et femme, et il est placé vis-à-vis, en face de, et même opposé à l'autre, et non pas à côté comme on l'a trop souvent imaginé. Quand cesserai-je de faire du bénévolat? Quand j'aurai perdu ma capacité de voir, de comprendre et de me soucier des autres. Je peux mourir demain, mais je n'entrevois pas ce moment dans mon plan de vie.

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