Les femmes autochtones

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Parlons des femmes des premières nations. Ces femmes qui ont su transmettre à leurs descendants et descendantes les coutumes de leurs ancêtres.

Que deviennent-elles ? Depuis 1970, plus de 1200 femmes autochtones sont disparues sans qu’aucune recherche ou enquête ne soit mise sur pied. Heureusement, depuis 2017, un projet a été mis en place pour tenter de faire quelque chose pour remédier à la situation. Cependant, le projet reste sur papier et rien n’est vraiment déployé afin de mettre un terme à ce fléau.

Aujourd’hui, certains hommes autochtones arborent fièrement un petit carré de cuir dans le but de démontrer leur support à la lutte contre la violence faite aux femmes. Évidemment, leur support est essentiel pour changer la mentalité des hommes plus fermés ou violents.

Au fil des ans, les autochtones ont été considérés par les blancs comme des personnes à éliminer. Les femmes étant aux premières loges pour la procréation, elles ont été les premières à subir les sévices. Ainsi, de 1857 à 1996, les enfants autochtones étaient enlevés à leurs parents pour aller dans des écoles de désinformations, les obligeant à renier leur culture et tout ce qui s’y rapporte. De plus, les jeunes filles qui devaient aller à l’hôpital parce qu’elles étaient malades subissaient sans le savoir une ligature des trompes dès leur plus jeune âge. Une fois rendues à l’âge adulte, leur médecin leur disait qu’elles avaient été opérées et qu’elles ne pourraient jamais avoir d’enfants. Par la suite, celles qui avaient réussi à éviter l’opération se voyaient imposer la ligature lors de l’accouchement de leur premier enfant qui était alors pris en otage, c’était soit la ligature et elles revoyaient leur bébé soit, elles refusaient la ligature et leur enfant était donné à la crèche. Heureusement, les temps ont changé, les femmes ne sont plus opérées sans leur consentement et ne subissent pas autant de manque de respect.

Le rôle de la femme autochtone n’est pas de laver la vaisselle ou d’élever les enfants mais plutôt de tisser des liens, elle est comparée à un fraisier qui avec tous ses stolons s’assure que chacun reçoit sa part et que tout est partagé équitablement. Elle retient la famille, perpétue les traditions. À mon avis, la femme est aussi rassembleuse, elle réunit son monde et transmet les coutumes. C’est elle qui sur ses épaules porte le poids de sa famille. Les femmes autochtones sont les racines de leur famille. Elles sont essentielles, sans elles, pas de vie!

Josée Desrosiers

Source des informations: Conférence de Gail Joly, femme autochtone
Crédit photo: Prettysleepy de Pixabay

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